Lors d’une transmission de PME, la liste des fournisseurs fait généralement partie du dossier.

Mais connaître leur nom et leur chiffre d’affaires ne répond pas à une question essentielle :

Que se passe-t-il si l’un d’eux ne peut plus livrer ?

Un fournisseur peut représenter peu d’achats et pourtant être indispensable parce qu’il fournit une matière homologuée, une pièce spécifique, un traitement particulier, un outillage dédié ou un composant difficile à requalifier.

Sur le papier, un autre fournisseur existe peut-être. Dans la réalité, le remplacer peut nécessiter des essais, une nouvelle certification, une adaptation technique ou plusieurs mois.

C’est là que la continuité devient concrète.

Une étude publiée en 2024, portant sur 626 PME australiennes, montre que la robustesse de la chaîne d’approvisionnement joue un rôle important dans leur résilience face aux perturbations.

La bonne question n’est donc pas seulement : « Avons-nous plusieurs fournisseurs ? »

Mais :

Fonction essentielle → ressource fournie → fournisseur → alternative réelle → délai de substitution.

Lors d’une transmission, une dépendance fournisseur mal identifiée peut rester cachée jusqu’au premier incident.

Et si aucune alternative réellement activable n’a été préparée, cette dépendance peut contribuer à la dette de transmission et fragiliser directement la continuité.

Un fournisseur n’est pas critique parce qu’il est important. Il le devient lorsque son absence peut empêcher une fonction essentielle de continuer.

Référence académique
Nakandala, D., Chen, J. & Chikweche, T. (2024). SME supply chain resilience in disruptive times: the effects of supply chain robustness, access to government assistance and disruption intensity. Business Process Management Journal.
DOI : 10.1108/BPMJ-02-2024-0073


Publié initialement sur LinkedIn le 20.09.2026.